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Apithérapie

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Miel Factory : la nouvelle adresse des accros au miel

Rémi Porthault vient d'ouvrir à Paris cette boutique consacrée aux miels monofloraux, c'est-à-dire des miels issus d'une seule variété de fleur. Héritier d'une maison historique de linge de maison, cet entrepreneur patenté s'est pris de passion pour le miel depuis quelques années. Butinant de rencontre en rencontre, Rémi Porthault a appris l'art du miel auprès d'apiculteurs savoyards et bourguignons, ses régions d'origine. Il rapporte alors de ses voyages de solides connaissances, mais surtout une jolie collection de miels grands crus venus du monde entier. Dans les labos de Pascal Perronneau, apiculteur fameux, il commence à conditionner et analyser les miels monofloraux qui rempliront les étagères de sa boutique du Marais. Dans la pratique, impossible de vérifier qu'une abeille n'a butiné qu'une seule fleur du début à la fin (à moins de le lui demander), c'est pourquoi on considère un miel monofloral lorsqu'il provient d'une même fleur à 80 %.

Résultat, le client peut faire son miel à partir de dizaines de variétés différentes en provenance de France, mais aussi du Mexique, de Thaïlande, d'Espagne ou du Canada. Tous sont disposés dans un décor d'alvéoles aux allures de ruche. A la petite cuillère, il est possible de goûter chaque saveur, miel d'avocatier, de chêne, d'amandier, de lavande, de sapin, de sarrasin, d'eucalyptus, de menthe... Une infinité d'arômes plus saillants que dans un miel ordinaire, à des prix plus abordables que la confiture quand elle est d'une telle qualité. Comptez entre 4,70 (miel de litchi) et 12,20 € (miel de lavande) les 250 grammes. Pour compléter sa panoplie, Rémi Porthault vend aussi des produits dérivés de la ruche et du miel : nougats, bonbons, pains d'épices, pollen (rempli de protéines), propolis (une gomme à mâcher aux vertus antiseptiques) et gelée royale. Quand la ruche est si riche, on se l'arrache.

Apithérapie : se faire piquer par les abeilles pour rester en meilleure santé

Pourquoi se fait-on piquer par les abeilles ? Parce que le venin d'abeille contient certains agents anti-inflammatoires, dont la mélittine et l'adolapine. La première est par exemple connue pour être cent fois plus puissante que l'hydrocortisone et pour stimuler le cortisol (une hormone qui agit comme anti-inflammatoire). De plus, ces composants stimulent et renforcent le système immunitaire et aident à détoxiquer l'organisme. Le venin d'abeille est ainsi un très bon allié pour aider à la cicatrisation mais aussi pour lutter contre les arthrites chroniques, les affections rhumatismales, et les maladies inflammatoires, notamment les tendinites et la sclérose en plaques.

Côté pratique, les allergiques et âmes sensibles devront s'abstenir. La méthode traditionnelle consiste ainsi à déposer une à une des abeilles vivantes sur la peau de la personne souffrante généralement sur la zone douloureuse ou des points d'acupuncture. Dès que l'abeille pique, elle est retirée et meurt dans les heures qui suivent. Heureusement, les techniques ont évolué et aujourd'hui, il est possible d'extraire le venin de la butineuse sans la tuer. Certains praticiens proposeront ainsi la piqure via une seringue, ou choisiront carrément d'autres voies d'administration avec du venin sous forme de lotion, crème, comprimés ou gouttes.

Le venin d’abeille est aussi considéré comme la nouvelle anti-ride qui fait le buzz en outre-Atlantique. En effet, la mélittine permettrait de stimuler la production de collagène et d'augmenter le flux sanguin.

Le miel : ingrédient phare des produits cosmétiques

Le dernier principe actif qui fait vrombir les labos ? L’agent anti-âge, antifatigue, anti-tout, qui essaime dans nos sérums et crèmes ? Le miel. En effet, ce dernier voit brusquement son charme agir en dehors des rayons bio pour flirter du côté des parfumeries et des flacons dorés. Guerlain, dont l’abeille est un symbole depuis son Eau de Cologne Impériale créée au XIXe siècle, en a fait la star de sa ligne de soins nommée Abeille Royale. Ce produit du terroir plutôt rare est l’ingrédient idéal des marques glam : naturel et luxueux à la fois.

Mais pourquoi ce nectar bien connu de nos placards est-il si tendance ? « Parce qu’il symbolise le nouveau contrat entre l’homme et la nature : celui d’une collaboration harmonieuse, décrypte Pierre Bisseuil, directeur de recherche de l’agence de tendances Peclers. Le miel bénéficie aussi d’une forte image d’aliment originel nourricier, pur et sauvage, ayant un spectre large de vertus, et ce de façon universelle. » En Asie comme en Afrique, dans les Amériques comme en Europe, cet or liquide jouit d’une symbolique très positive… Comme, par exemple, le miel de manuka, produit en Nouvelle-Zélande, puissamment antioxydant et antimicrobien grâce à sa charge en huiles essentielles. Pas de quoi faire rougir l’excellent miel de thym provençal ou le miel de Narbonne. Cet intérêt pour le lieu d’origine de récolte met l’accent sur les zones abritées des pesticides et autres polluants, comme les forêts de Haute-Provence, la sauvage île d’Ouessant ou encore les plateaux du Vercors… Mais toutes ces notions ne doivent pas nous faire oublier l’attrait premier du miel : le plaisir qu’il procure quand on le consomme. Ce bonheur régressif inspire un nombre croissant de parfumeurs aux narines titillées par l’absolu de cire d’abeille et autres effluves miellés (comme ceux du genêt par exemple). De quoi prédire de nouveaux accords addictifs dans les mois qui viennent. Concernant nos pots de crèmes, si les labos s’intéressent autant au miel, c’est bien « parce qu’on l’évalue enfin scientifiquement », confirme Frédéric Bonté, directeur de la recherche LVMH Guerlain. Et qu’on découvre, preuves à l’appui, à quel point ses caractéristiques sont bénéfiques pour la peau. Après un usage ancestral et empirique de tous les produits de la ruche, il est enfin temps de comprendre pourquoi et comment ça marche.

L’Airbnb du miel : la plateforme dédiée à la survie des abeilles

Les fondateurs allemands de la plateforme collaborative Nearbees vient de créer son nouveau portail Airbnb du miel. En mettant en contact les apiculteurs et les consommateurs, Nearbees souhaite par cette initiative réduire l’importation de miel contenant des OGM ou des pesticides et les émissions de carbone qu’elle génère. Des facteurs responsables, en partie, de la disparition des abeilles.

Mise en fonction depuis Août 2014, Airbnb du miel lutte en général contre trois problèmes à savoir l’extinction des abeilles, les émissions de carbone dues à l’importation du miel et l’utilisation d’OGM et de pesticides dans sa production. Ce sera un vaste programme vu la baisse considérable de la production européenne de miel chaque année. En Allemagne, considéré comme le pays qui consomme le plus de miel au monde avec 1,2kg de miel consommé par habitant chaque année, 98% des pots de miel vendus dans les supermarchés proviennent de l’importation notamment d’Amérique du sud et de Chine.

Pour atteindre leurs objectifs, le site se veut simple et pratique. Pour remettre leur miel à ses consommateurs, il suffit aux apiculteurs de le verser dans des enveloppes créées à cet effet par Nearbees. Conçues dans un matériau recyclable, ces enveloppes sont réutilisables et labellisées "Point Vert" (le logo allemand Grüner Punkt signifiant l’adhésion au système de contribution de recyclage des déchets). Chaque enveloppe peut contenir jusqu’à 400 grammes de miel. Les consommateurs les reçoivent directement chez eux (sans frais de port), ce qui réduit de 90 % les déchets d’emballage et considérablement les émissions de CO2, par rapport à l'achat de miel en pot de verre.

De leur côté, les apiculteurs inscrits sur le site doivent respecter plusieurs critères, comme renoncer aux pesticides et aux herbicides et ne pas produire leur miel à proximité d'exploitations qui utilisent ces produits ou des OGM. De même, il n’est pas tolérer d'ajouter du sucre, comme c'est le cas pour beaucoup de miels industriels.

L’inscription à cette plateforme collaborative est gratuite mais Nearbees retient 15% de commission sur chaque échange pour financer la plateforme. À noter que c’est l’apiculteur même qui fixe le prix de son miel. Il faut compter entre 7,80 euros et 12 euros pour 400 grammes. C’est un peu plus cher qu’en grande surface mais c’est justifié par sa qualité.

Survie des abeilles : le label ‘Miel de France’ bientôt formel

Le Ministre de l’Agriculture suggère la création d’un label ‘Miel de France’ pour assurer la survie des abeilles et lutter contre les phytosanitaires qui sont nocifs pour ces insectes aux multiples vertus. Stéphane Le Foll, lors de son intervention sur France Bleu Provence, a aussi annoncé la mise en place prochaine de mesures pour améliorer la qualité sanitaire des essaims et organiser la production d’essaims et de reines en France. Son plan Ecophyto II mise sur la réduction de l’utilisation des phytosanitaires.

Il n’y a pas de secret, quand les abeilles meurent, la production de miel chute. Les apiculteurs français estiment que l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes est une solution pour la survie des abeilles. En effet, la production de miel français ne cesse de s’effondrer avec 30 000 tonnes en 1995 à 10 000 tonnes environ en 2014 soit une baisse de plus de 60% en 10 ans. Ce qui avantage les exportations qui ont explosé ces dernières années. Pour le Ministre, une meilleure organisation de la filière et un label ‘Miel de France’ avantagerait la production locale. Il a aussi ajouté qu’il souhaite en particulier poursuivre le travail qu’il a fait dans d’autres secteurs et arriver à constituer un label du miel de France. Une initiative qui va redresser à la fois la production locale car il y aura derrière une demande très claire et identifiée par les consommateurs. Le ministère de l’Agriculture compte aussi lancer un certificat de compétence pour professionnaliser le métier d’apiculteur. Le ‘certi api’ sera destiné aux apiculteurs professionnels et aux apiculteurs prestataires auprès de tiers.

Le miel : élément star dans le domaine du cosmétique

Grâce à sa composition unique, le miel est devenu le principal composant de base pour de nombreux produits cosmétiques que ce soit pour le cosmétique maison ou les cosmétiques de grandes marques. Le miel propose des actions rajeunissantes, adoucissantes, antioxydantes et vitalisantes pour la peau. Mais son action ne s’arrête pas là. Le miel a su convaincre les grandes parfumeries et les flacons dorés comme Guerlain qui a créé sa gamme de soin star baptisée Abeille Royale.

Pour se procurer ce fameux élixir, la destination phare est Le Béarn, situé près de Pau et face à la chaine des Pyrénées et qui dispose plus d’une centaine de ruches qui appartiennent à des apiculteurs passionnés. Catherine Flurin et Philippe Ballot y propose même des séjours appelés Yoga des Abeilles (plus d’informations : 05 62 96 49 57) pour une totale relaxation et détente. Le séjour comprend des massages au miel et des séances de méditation au milieu des ondes vibratoires et positives des abeilles dont la proximité serait bienfaisante.

Le miel est exploité partout. Il bénéficie d’une image d’aliment nourricier, pur et sauvage qui convient à tout le monde. Il a des vertus légendaires et universelles. En Asie comme en Afrique, dans les Amériques comme en Europe, cet or liquide jouit d’une symbolique très positive… Comme, par exemple, le miel de manuka, produit en Nouvelle-Zélande, puissamment antioxydant et antimicrobien grâce à sa charge en huiles essentielles. Toutefois, le label français est aussi respecté comme le miel de thym provençal ou le miel de Narbonne. L’origine du miel est importante pour définir sa qualité. En effet, certaines zones d’exploitation utilisent trop de pesticides et autres polluants comme les plateaux du Vercors, l’île d’Ouessant ou les forêts de Haute-Provence.

Santé animale : le miel comme remède cicatrisant

Etudiante en médecine vétérinaire, Emeline Chopin a consacré sa thèse de fin d’étude sur l’apithérapie et l’utilisation du miel dans le traitement des plaies et des blessures chez différents animaux comme la vache, le cheval, le chien, le chat, le lapin et même sur un hérisson. Dans sa mémoire, elle référence beaucoup de cas pratiques d’utilisation du miel pour soigner les blessures des mammifères.

Le miel trouve sa place partout que ce soit dans la cuisine, le cosmétique, la médecine humaine et vétérinaire. Selon Emeline Chopin, le miel agit rapidement pour les plaies ouvertes et les brûlures en comparaison avec d’autres traitements. Facile à trouver et bon marché, le miel est accessible à tous et son utilisation est sans risque potentiel ni effet secondaire. Contre les plaies infectées, le miel a des caractéristiques physico-chimiques et une composition unique à action antibactérienne et cicatrisante. En effet, le miel propose une production continue de peroxyde d’hydrogène qui est l’un des principaux mécanismes pour lutter contre les bactéries. Le pH acide du miel, entre 3,2 et 4,5, ainsi que sa faible teneur en eau (environ 17 %) limitent le développement bactérien. Et les bienfaits du miel ne s’arrêtent pas là. Le miel possède aussi des propriétés nutritives, anti-inflammatoires, immunostimulantes et désodorisantes. Il est constitué à 80 % de différents sucres, qui vont aider les cellules de l’épiderme à se régénérer. Le miel nettoie les plaies, il a une action de parage en éliminant les débris et tissus nécrotiques. Le miel arrête immédiatement l’extension de la nécrose et empêche la formation d’escarres.

Pour sa thèse, Emeline Chopin a essentiellement étudié le miel de consommation de consistance crémeuse, issu de fleurs de lavande du Languedoc-Roussillon mais tout miel naturel présenterait les mêmes vertus. Certains miels, notamment de manuka, sont stérilisés et disponibles pour le marché médical et commercialisés sous forme de pansements, de gels ou de pommades. Le miel traite presque tous types de plaies sur la peau ou les muqueuses même les plaies déjà infectées. Ainsi le miel est idéal pour les avulsions, les incisions, les abrasions, les morsures, les lacérations, les gelures ou les brûlures. Sur les bovins par exemple, la vétérinaire recommande l’utilisation du miel dans le cas des escarres, des trayons abimés, les lésions de dermatite digitée ou la dermatite du pli de l’aine ou de la fièvre aphteuse en Afrique.

Abeilles : la survie de l’humanité en dépend

Sans les abeilles, le monde sera stérile. C’est une réalité car l’alimentation des hommes dépend de la pollinisation des abeilles. Cependant, les colonies commencent de plus en plus à disparaitre et ce phénomène inquiète de nombreux chercheurs au point d’en faire une priorité.

Les colonies disparaissent petit à petit
Les chercheurs ont constaté que durant ces trente dernières années, le taux de mortalité des abeilles ne cesse d’augmenter. Ce sont surtout les pays européens et l’Amérique du nord qui sont les plus concernés. En France, ils ont observé une diminution de 20 à 30% des colonies et les reines sont de moins en moins nombreuses. En ce qui concerne les causes de ce phénomène, les chercheurs restent perplexes car aucune raison précise n’explique cette situation. Il y a l’utilisation des pesticides mais avec les nouvelles règles, l’utilisation est plus ou moins contrôlée. Actuellement, les chercheurs se penchent sur la pollution de l’atmosphère et les effets des ondes électromagnétiques.

Plus d’un quart de l’alimentation humaine dépend des abeilles
Les abeilles assurent la survie de nombreuses espèces végétales mais aussi animales. 80% des espèces à fleurs soit plus de 200 000 espèces ont besoin des insectes pollinisateurs pour bien se développer. Grâce aux abeilles, les hommes profitent des légumes car plus de 400 d’entre eux (ex : melon, concombre) sont comestibles grâce à la pollinisation. Si les abeilles disparaissent, une grande partie de la production agricole n’existera plus. Les chiffres sont alarmants car les chercheurs parlent d’une réduction de 35% de l’alimentation humaine car 75% des cultures seront perdues. La solution c’est d’apporter un soutien permanent aux différents apiculteurs pour qu’ils développent leur activité car il faut plus de colonies pour garantir une bonne production agricole.

Miel : un remède naturel très efficace

A l’initiative de l’Association Francophone d’Api-Phytothérapie, une rencontre sur les bienfaits de l’apithérapie se tiendra à Auterive le 8 septembre 2012. Dans son interview avec La Dépêche, James Poulain de l’AFAP revient sur cette médecine qui fait de plus en plus d’adeptes.

Depuis toujours, l’homme a fait appel aux effets bénéfiques du miel pour garder une santé de fer et soigner différents types de maladie. Mais un engouement pour cette médication naturelle est perceptible au XXe siècle. Les consommateurs se sont de nouveaux intéressés aux effets des produits de la ruche. Pour mieux répondre aux demandes de formation et de détails sur l’apithérapie, des spécialistes internationaux et francophones ont décidé de mettre en place l'association francophone d'api-phytothérapie. Suivant la loi 1 901, elle consiste à promouvoir l’api thérapie et valoriser les produis de la ruche de haute qualité. L’AFAP contribue également à protéger les abeilles et leurs rôles primordiaux dans la pollinisation des plantes.

Un laboratoire naturel

Depuis toujours, la ruche a tenu son rôle de laboratoire en créant des produits essentiels pour notre santé. Avec le miel, le propolis, la gelée royale, la cire, le pollen, le pain ou venin d’abeilles, le broyat de larves de mâles ou de reines, l'air de la ruche et l'abeille entière, la ruche constitue une véritable pharmacopée naturelle de produits aux vertus reconnues et efficaces pour d’innombrables infections et maladies difficiles à traiter.

Pour moins d’effets secondaires

Avec le nombre de médicaments aux effets secondaires irréversibles, les patients se tournent de plus en plus aux soins naturels. Cette journée du 8 septembre sera donc marquée par les interventions de spécialistes qui pourront répondre aux attentes du grand public.