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Apithérapie

Apithérapie et venin d’abeille

abeille

© Darkmadore

Le venin d’abeille, s’il n’est pas le seul composant de l’apithérapie, en est un élément central. Pourtant, la méthode fait encore polémique tant les maigres preuves scientifiques de son efficacité ont du mal à convaincre le corps médical.
  1. Du venin pour se soigner : les applications thérapeutiques du venin d’abeille
  2. Alternatives à la cure de piqûres
  3. Précautions vis-à-vis du venin d’abeille

Du venin pour se soigner : les applications thérapeutiques du venin d’abeille

Les défenseurs de l’apithérapie reconnaissent aisément les propriétés analgésiques et anti-inflammatoires du venin d’abeille. Il est donc utilisé pour calmer des douleurs et lutter contre des phénomènes de raideur. Des concentrés de venin pourraient permette ainsi de diminuer les symptômes de l’arthrite et rendre la vie plus facile aux patients qui en souffrent. Dans le traitement de l’arthrite, les apithérapeuthes injectent le venin au niveau de points d’acupuncture. La pratique peut être appelée apipuncture par les spécialistes. Certaines recherches, effectuées avec un comparatif placebo, ont noté que les patients soignés au venin ressentaient moins de douleurs musculo-squelettiques.

Le venin est également réputé intervenir efficacement dans le traitement des scléroses en plaques. Sans être encore présentée comme la solution miracle, plusieurs expériences rapportent une amélioration des capacités visuelles et le sentiment de retrouver de l’énergie. Si la méthode traditionnelle de traitement consiste à placer une abeille vivante à l’aide d’une pince sur la zone à traiter pour provoquer la piqûre, l’utilisation de seringues est aujourd’hui bien plus aisée. Des méthodes permettent de prélever le venin de l’insecte sans que celui-ci meure dans les heures suivantes comme après une piqûre de défense. Les traitements les plus lourds préconisent entre 20 et 30 piqûres par séance à raison de deux séances hebdomadaires. Tout dépend cependant de l’appréciation par le thérapeute de la pathologie et du patient à prendre en charge.

Alternatives à la cure de piqûres

Pour ceux qui craignent les seringues et encore plus le dard de l’abeille, il existe heureusement d’autres modes d’administration du venin. Lotions, crèmes, comprimés, pastilles et autres gouttes viennent enrichir la pharmacopée des apithérapeutes. Les onguents sont utilisés principalement pour soigner les troubles articulaires et les inflammations des tendons. Certaines gélules ou ampoules sont, pour leur part, employées dans le traitement de l’asthme ou d’autres affections respiratoires.

Précautions vis-à-vis du venin d’abeille

Attention, la plupart des études menées l’ont été sur des cobayes de laboratoire et peu de recherches cliniques ont été réalisées sur l’humain. Il va de soi que les traitements à base de venin d’abeille ne doivent qu’être recommandés par un médecin reconnu pour d’autres pratiques de la médecine et ne peuvent se substituer à une médication ou toute autre forme d’ordonnance traditionnelle. Il est par ailleurs vraiment recommandé de ne suivre ces traitements, que sous surveillance par des spécialistes. Il est en effet possible que certaines personnes rencontrent des effets secondaires ou soient confrontées à des problèmes d’allergie. Il convient donc que chaque patient potentiel anticipe un éventuel choc anaphylactique. L’allergie peut ne se révéler qu’après plusieurs semaines suivant la piqûre. C’est le plus souvent la seconde piqûre qui se révèle la plus dangereuse dans la mesure où le système immunitaire est préparé à réagir de façon inappropriée.